Présentation / Les Sciences du langage
L’avenir de la recherche en sciences humaines et sociales : Contribution des Sciences du langage au premier colloque de l’université Paris 8 (1)
 
Science autonome et diverse, la linguistique étudie le langage humain sous tous ses aspects. Parler du langage humain renvoie au constat suivant : les hommes parlent et sont la seule espèce vivante à le faire. L’étude du langage est donc un des moyens privilégiés pour étudier la spécificité des capacités humaines. Quant aux langues, il s’agit essentiellement de déterminer les propriétés qui les caractérisent, ou dans une formulation plus récente (cf. infra, 2.3), de déterminer les propriétés de la grammaire de leurs locuteurs. En d’autres termes, on cherche à discriminer quelles propriétés sont universelles, quelles sont particulières. Autre objectif central des sciences du langage : décrire comment l’agencement de certaines marques matérielles permet aux hommes de produire du sens, production socialement partagée. On distingue ainsi l’étude de la faculté de langage et l’étude du langage comme outil de communication.
 
En France, les 25 laboratoires de linguistique associés au CNRS se sont regroupés en deux Fédérations : « Typologie et universaux linguistiques » (FR 2559) et l’ « Institut de linguistique française » (FR 2393), ce qui permet de renforcer la coopération tant entre laboratoires au moyen de grands programmes de recherche, qu’avec des organismes étrangers.
 

1. Généralités

Les sciences du langage sont multiformes. Tant du fait de la pluralité des domaines que de la multiplicité des langues étudiées, les sciences du langage, en France comme ailleurs, se caractérisent par une grande diversité d’approches complémentaires, aussi bien théoriques qu’empiriques. L’absence d’unification théorique est caractéristique de l’état actuel du développement des sciences du langage. La discipline a néanmoins oeuvré à se constituer comme ‘science’, se séparant sur ce point d’autres disciplines ayant des objets ‘langagiers’ (commentaire de textes, grammaire normative, p. ex.), et substituant à un discours sur le langage une approche expérimentale du langage (observation>hypothèse>vérification). Ceci explique qu’elle ait besoin d’un langage formalisé.
Les objets premiers des sciences du langage sont : - la fonction langage comme capacité spécifique à l’espèce humaine ; - la diversité des langues naturelles et les invariants ; - les interactions langagières.
Leurs champs traditionnels d’étude sont les suivants, abordés en synchronie et en diachronie : - phonétique ; - phonologie ; - morphologie ; - syntaxe ; - lexique ; - sémantique ; - pragmatique ; - étude des textes et des discours. L’interdisciplinarité a progressivement fait émerger les domaines suivants : - psycholinguistique et mécanismes cognitifs ; - sociolinguistique ; - ethnolinguistique ; - traitement automatique des langues et ingénierie linguistique.
 

2. Panorama de la discipline

2.1 Une interdisciplinarité double, ‘interne’ et ‘externe’

La place centrale qu’occupe le langage dans les activités humaines confère aux sciences du langage un caractère interdisciplinaire fort.
 
D’une manière générale les chantiers interdisciplinaires internes occupent un vaste espace qui s’explique par l’importance du langage comme activité sociale et comme pratique culturelle. Nous adopterons ci-dessous pour les besoins de l’exposition la distinction traditionnelle entre ‘linguistique des langues’ (2.2) et ‘linguistique du langage’ (2.3), mais il est clair pour tout linguiste que les propriétés d’une langue particulière renseignent sur le langage en général - (ce qui varie, c’est la façon de formuler la relation entre l’étude d’une langue L et la faculté de langage) - les langues sont les manifestations de la faculté de langage.
 
Quant à l’interdisciplinarité externe, la linguistique a construit des liens étroits avec l’autres disciplines Ces interactions concernent principalement : (A) la psycholinguistique et les sciences cognitives (cf. 2.4) ; (B) le traitement automatique des langues et l’ingénierie linguistique (cf. 2.6).
 
A : la linguistique est très impliquée dans le champ des sciences cognitives par le biais des deux courants majeurs des recherches actuelles dans lesquels elle s’insère : le premier rassemble des chercheurs qui se réclament de la philosophie de l’esprit anglo-saxonne, des grammaires formelles d’inspiration chomskyenne et des différentes hypothèses innéistes sur les propriétés universelles des langues (cf. 2.3), le second s’inscrit davantage dans la tradition de la recherche linguistique européenne et adopte le point de vue des grammaires cognitives.
Cette diversité des approches se reflète dans les recherches à Paris 8, à l’intérieur de l’UFR Sciences du langage et aussi parmi les équipes de linguistes de l’UFR 5.
 
B : les sciences et technologies de l’information constituent l’autre grand domaine interdisciplinaire. Si ces coopérations ont connu dans les années 50 un essor, elles bénéficient aujourd’hui des apports du traitement de la parole, de la recherche d’information, de l’acquisition de connaissances, des interactions homme-machine, de la traduction automatique relayée ensuite par le traitement automatique des langues et de la linguistique informatique.
 
Comme nous le verrons, les linguistes de Paris 8 se situent principalement dans A, mais on note un intérêt prononcé pour B. dans d’autres composantes de l’Ecole Doctorale « Cognition, langage, interaction » (cf. 2.6).
 
 
2.2 Linguistique des langues
 
La linguistique des langues s’occupe principalement de la description et l’histoire des langues (langues en danger, linguistique historique et comparative). On voit cependant depuis une quinzaine d’années l’apparition d’une linguistique plus centrée d’une part sur les problèmes de typologie et la recherche d’universaux, et d’autre part sur les problèmes cognitifs posés par la diversité des langues. Cette communauté est de plus en plus ouverte vers l’extérieur, et elle occupe une place de choix dans la recherche internationale. En témoignent par exemple les liens internationaux forts que les linguistes de la fédération Typologie et Universaux du Langage entretiennent avec les typologues hors de France.
 
L’UMR Structures formelles du langage a un rôle très actif dans cette Fédération. Ses recherches se basent sur un grand échantillon de langues et elle se donne comme règle de s’appuyer crucialement sur des données de première main (locuteurs natifs). Pour un aperçu, le lecteur est renvoyé au n° 12 (2006) du Magazine Paris 8.
 
Concernant la description des langues, un énorme travail est à faire qui nécessite la formation de beaucoup de linguistes. Les langues en voie d’extinction, les langues encore peu ou mal décrites, la description systématique des créoles (Gadelii et Zribi-Hertz, 2007), la description des langues des signes (Cuxac, 2000) ont besoin que de nombreux linguistes s’y attellent. Même la description systématique des langues à ancienne tradition grammaticale a besoin d’être poursuivie : depuis une quinzaine d’années il se publie en Europe de l’Ouest de ‘grandes grammaires descriptives’, ouvrages de référence incorporant 40 ans de recherche linguistique. Mais seules les grammaires de quatre langues (italien, espagnol, catalan, anglais) sont disponibles, tandis que la grammaire de trois autres langues (français, roumain, portugais) sont en préparation.
 

2.3 Linguistique du langage

Il s’agit d’analyser dans le détail la notion saussurienne de faculté de langage en spécifiant les principes organisateurs du langage à travers l’étude d’une très grande diversité de langues, et aussi de caractériser des systèmes linguistiques en évolution. La procédure majoritaire en sciences du langage est d’identifier des principes à l’œuvre à différents niveaux d’analyse - phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, discours - et de préciser leur interaction. On parle alors d’interfaces. Les enjeux théoriques de la majorité des recherches de la dernière période se situent aux interfaces des différents modules de la grammaire : interface phonologie↔morphologie , interface syntaxe↔sémantique, interface syntaxe↔discours, etc.
 
Les recherches menées à Paris 8 contribuent crucialement à la caractérisation de la faculté de langage, non seulement de par la variété de langues orales étudiées, mais aussi grâce à l’analyse minutieuse de la modalité visuo-gestuelle (langues des signes) et d’autres manifestations langagières supposées atypiques : créoles, lectes des apprenants, etc.
La notion (chomskyenne) de grammaire interne (algorithme mental générateur de langue) représente un tournant décisif dans l’étude du langage humain (qui devient ainsi une ‘science cognitive’) et conduit à un ensemble de questions nouvelles, notamment :
 
- les propriétés communes à toutes les grammaires des langues naturelles (les universaux) sont-elles des primitifs cognitifs (module Langage de l’intelligence humaine) ? ou bien :
- sont-elles dérivables de propriétés cognitives ‘transversales’ (intervenant aussi dans d’autres secteurs de la cognition : mémoire, vision, perception, etc.) ?
 
Ces questions nous mènent tout naturellement à évoquer les liens entre linguistique du langage et cognition.
 

2.4 Psycholinguistique et sciences cognitives

L’enjeu pour ce domaine de recherche interdisciplinaire est de mieux comprendre les différents facteurs psychologiques et neurobiologiques qui rendent l’être humain capable d’acquérir et d’utiliser le langage. Plus précisément, on cherche à décrire les processus mentaux qui sous-tendent le traitement (l’acquisition, la production, la perception et la compréhension) du langage et les liens qui s’établissent dans ces processus entre langage et pensée. Par rapport à ce dernier point, de nombreux psycholinguistes cherchent à définir la part de l’universel par rapport aux spécificités des langues individuelles en analysant les interactions entre le développement cognitif et le développement langagier de l’enfant monolingue ou bilingue, ou bien les interactions entre la conceptualisation d’un message à produire, et la formulation de ce message dans une langue donnée. Les méthodes d’investigation de ces différents processus reflètent bien l’interdisciplinarité du domaine, empruntant à la linguistique de corpus, aux paradigmes de la psychologie expérimentale ainsi qu’aux méthodes d’imagerie utilisés dans les neurosciences cognitives. Une façon fructueuse de cerner les différents aspects du traitement du langage est l’approche comparative : soit on compare les performances de locuteurs de différentes langues maternelles face à une tâche identique ; soit, en gardant constantes la tâche et la langue, on compare les performances de locuteurs de différents âges, ou bien les comportements de locuteurs tout-venants et de locuteurs souffrant de différents dysfonctionnements : aphasiques, dysphasiques, etc.
 
La psycholinguistique est une discipline très jeune en mutation rapide et constante. On peut évoquer deux raisons pour expliquer ceci : la rapidité des progrès technologiques (imagerie cérébrale), mais surtout à la prise en compte progressive des variations importantes attestées dans la complexité formelle des structures de différentes langues, ce qui permet de mieux cerner la relation entre langue et cognition.
 
De ce point de vue, l’interaction entre psycholinguistique et les recherches menées sur la typologie linguistique et les universaux du langage s’avère prometteuse. C’est ce qui a motivé la constitution, à l’intérieur de l’UMR 7023, d’une équipe interdisciplinaire composée de linguistes et psychologues qui projette d’interagir avec les équipes spécialistes de la typologie linguistique (2.2 & 3).
 

2.5 Usages langagiers

Les recherches sur les textes, les discours et les pratiques langagières, intégrant les résultats issus de la psycholinguistique concernant la production verbale, orale et écrite, ont longtemps été négligées par la recherche linguistique. C’est un domaine où la demande sociale d’une expertise linguistique innovante est forte. La parole en interaction s’inscrit dans une vision du langage comme lieu de communication et d’action. La collaboration pluridisciplinaire, notamment avec l’informatique est essentielle, tant pour l’analyse de corpus Humain-Humain dans des conditions nouvelles que pour l’évolution des artefacts langagiers. Elle permet de croiser l’analyse des corpus et des résultats et de construire des modèles reconnus tant par les informaticiens que par les chercheurs en sciences humaines.
 
 
2.6 Traitement automatique des langues, (TAL) ingénierie linguistique et sciences et technologies de l’information
 
La modélisation, qui est au cœur de toute activité de recherche en linguistique, a pour but premier, de proposer ou parfaire des théories linguistiques qui soient tout à la fois opératoires et valides d’un point de vue de l’usage de la langue. C’est ainsi qu’aujourd’hui l’accent est mis de façon plus forte sur l’usage effectif de la langue tel qu’il peut être analysé à travers l’exploitation de vastes corpus textuels. Ce courant fut initié dès la fin des années 60 en lexicographie notamment à travers le projet de dictionnaire du Trésor de la Langue Française, aujourd’hui disponible sous forme électronique (www.tlfi.fr). Cette base de données textuelles, enrichie et mise à jour, a donné naissance à Frantext (www.atilf.fr/frantext), sans aucun doute le plus grand corpus diachronique sur la langue française (220 millions d’occurrences de mots, soit plus de 1,5 milliards de caractères), support aujourd’hui de nombreuses recherches en linguistique de corpus.
 
La linguistique de corpus et le TAL sont devenus des domaines-clés répondant aux besoins actuels de notre société de l’information. En plus des dictionnaires électroniques, il convient de mentionner les programmes de reconnaissance vocale, de traduction automatique, de dialogue homme-machine. Les principales activités visées sont les industries de la langue, l’édition numérique, la veille technologique, mais aussi la gestion de patrimoines scientifiques et techniques (IST), industriels (mémoire d’entreprise), linguistiques ou culturels et leurs exploitations à travers les vastes réseaux aujourd’hui disponibles et de plus en plus accessibles par chacun de nous.
 
Les programmes de recherche et d’application mentionnés en 2.5 et 2.6 nécessitent bien sûr des chercheurs avec une formation approfondie en linguistique et en informatique au moins. Or, à Paris 8, ce sont plutôt certains psychologues et informaticiens qui se spécialisent dans la modélisation, à partir de grands corpus naturels, de la compréhension de textes ou de l’interaction (homme-machine), et une collaboration avec des linguistes spécialistes d’analyse du discours et des interactions devrait s’avérer fructueuse.
 
 
2.7 Linguistique et didactique des langues
 
Quelques mots sur l’apport possible de la linguistique à l’enseignement des langues (maternelles et étrangères).
Le problème de la maîtrise du français standard est un problème-clef du système éducatif français d’aujourd’hui. La démocratisation du système éducatif n’a pas eu pour conséquence l’accès de tous à la grammaire standard. Au contraire, un grand nombre d’enfants de la classe moyenne ne maîtrisent pas le français standard à leur sortie du lycée, alors que dans le système socialement sélectif d’autrefois, on maîtrisait la grammaire standard en passant le certificat d’études. Sans être en mesure de résoudre les problèmes de société sous-tendant cette situation, un professeur des écoles qui a une bonne formation linguistique pourrait exploiter positivement la diversité linguistique de ses élèves, et s’appuyer sur cette diversité pour faire des comparaisons objectives et systématiques avec la grammaire du français standard. Dans le cas particulier des territoires créolophones, une bonne formation linguistique des professeurs des écoles, leur permettant d’aider les élèves à séparer objectivement leurs grammaires française et créole, est recommandée au plus haut point.
 
Il convient par ailleurs de proposer une révision de la formation des orthophonistes, pour l’instant entre les mains des médecins. Alors que les besoins en orthophonistes ne cessent d’augmenter, et tandis que la recherche linguistique sur la structure des grammaires, les universaux, l’acquisition normale et pathologique, a énormément progressé, les élèves-orthophonistes reçoivent une formation ‘paramédicale’ essentiellement contrôlée par des médecins, et faisant seulement une petite place à la linguistique. Soulignons enfin le cas particulier des élèves non-entendants et des problèmes strictement linguistiques que pose leur éducation, situés qu’ils sont entre leur façon naturelle de s’exprimer (la langue des signes) et la langue orale ambiante.
 
 
3. Conclusion
 
Dans la mesure où il est dans l’esprit d’une communication de ce type de s’interroger sur l’ancrage institutionnel et social de la discipline, il semble utile de :
- s’interroger sur la perception de la linguistique comme science afin de déconstruire une image qui perdure du linguiste gardien de la norme écrite ;
- contribuer à une plus grande visibilité de l’enseignement en linguistique en construisant notamment un cursus national commun se situant explicitement dans la formation intellectuelle générale proposée à l’Université.
 
Pour ce qui est de la sauvegarde du patrimoine humain :
- sauver (autant que faire se peut) les nombreuses langues en danger, ou au moins décrire ces langues afin d’en préserver ce qui peut l’être (phonétique/phonologie, lexique, grammaire, textes) pour les générations futures, tant pour ce qu’elles peuvent nous apprendre sur la capacité humaine de langage que pour les informations qu’elles recèlent sur l’histoire non écrite des peuples qui les parlent.
 
Pour ce qui est de l’application (en commun avec des didacticiens) des résultats de recherche pure, il convient de :
- rendre plus lisible le rapport du linguistique au social, en insistant davantage sur la politique de la langue, la planification linguistique, le traitement des langues minoritaires, le plurilinguisme en France et les problèmes d’intercompréhension qui en découlent entre individus et populations autochtones et immigrées ;
- intervenir davantage dans le traitement des langues (maternelles et étrangères) à l’école ;
- utiliser les résultats obtenus de populations handicapés de différentes façons (dysphasiques, non-entendants, ...) afin d’améliorer leur apprentissage linguistique.
 
En conclusion, les linguistes ont plusieurs rôles à remplir dans la société contemporaine. Leur expertise est nécessaire : - au développement de l’expression et de la communication assistées par ordinateur ; - à la fabrication des dictionnaires (éternellement renouvelés) ; - à la sauvegarde du patrimoine de l’humanité (description des ‘petites’ langues menacées d’extinction) ; - au développement de programmes efficaces d’enseignement des langues ; - à l’élaboration de grammaires pédagogiques (français L1 et L2, langues régionales et créoles, langues étrangères, langues des signes) ; - au développement de programmes ‘Langage’ efficaces en cycle primaire et au collège ; - à l’étude et au traitement des pathologies du langage. Ils ont aussi (ou devraient avoir) un rôle dans le débat politique en appliquant leurs outils d’analyse aux discours des hommes et femmes publics.
 
 
Bibliographie très sélective et (en principe) accessible :
 
Cuxac, Christian, 2000, La langue des signes française. Les voies de l’iconicité. Paris : Ophrys.
Gadelii, Karl, et Anne Zribi-Hertz (sld.), 2007, Grammaires créoles et grammaire comparative, Saint-Denis : PUV
Piattelli-Palmarini, Massimo, 1979, Théories du langage, théories de l’apprentissage. Le débat entre Jean Piaget et Noam Chomsky, Paris : Seuil.
Pinker, Steven, 1994, The language instinct, Londres : Penguin Books (trad. française 1999, L’instinct du langage, éditions O. Jacob)
Et pour une brève description des activités de l’UMR 7023 « Structures formelles du langage », on peut consulter Le magazine de Paris8, du 8 novembre 2006, pp. 11-16.
 


(1) Cette contribution s’inspire largement d’un texte collectif rédigé par les membres de la section « Langues, langage, discours » du Comité National de la Recherche Scientifique pour la partie générale. On s’efforce au fur et à mesure de situer les recherches menées à Paris 8 par rapport au panorama national.

 

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